Les transformations du monde au cours des dernières décennies ont montré que de nombreux pays et territoires restent en marge du développement et éprouvent des difficultés à s’insérer dans le processus général de mondialisation, tandis que d’autres en bénéficient, accédant au statut de pays dits émergents. La diversification de l’ancien Tiers Monde est désormais majeure, tout comme des convergences se manifestent avec certains phénomènes observables dans les pays riches et bien équipés – même si la pertinence d’un clivage entre ces deux groupes demeure.
Ces pays des « Suds » sont désormais éclatés entre des régions ou des secteurs d’activités bien intégrés au sein de l’économie mondiale, et d’autres qui restent en marge sans être pour autant déconnectés, et marqués par une pauvreté et des dysfonctionnements importants. L’approche géographique contribue puissamment à comprendre ces dynamiques de développement inégal à tous les niveaux de l’échelle spatiale et à les éclairer par des analyses à la fois géopolitiques, économiques, sociales et culturelles.
Enfin, depuis plusieurs années, la notion de développement durable qui se caractérise par la volonté d’intégrer l’environnement dans les préoccupations de croissance économique et d’équité sociale, est devenue incontournable. Elle mérite cependant d’être analysée de manière critique.
Il est attendu des stagiaires une très bonne maîtrise de l’écrit en français (capacité de rédaction de devoirs longs, de synthèse), des capacités d’analyse de documents géographiques et la possibilité de lire des écrits scientifiques dans une autre langue que le français.
Une formation antérieure en sciences humaines est nécessaire, sauf exception (des dossiers atypiques mais très argumentés seront étudiés et pourront être retenus).
Une bonne connaissance des enjeux internationaux liée au développement est indispensable.